La chronique du roman « Arkane T01: La désolation » de Pierre Bordage.

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Arkane : une ville labyrinthique, bâtie selon la légende par sept maisons toutes-puissantes, et dont les luxueux niveaux supérieurs sont occupés par un pouvoir corrompu. Là, ont cours intrigues incessantes, empoisonnements, meurtres, magie noire et décadence. Après le massacre de son clan, Oziel, fille de la maison du Drac, s’enfuit des Hauts de la ville. Elle espère gagner les Fonds afin de rejoindre son frère condamné, et de lever une armée parmi les prisonniers du terrible bagne dans les profondeurs de la cité. Oziel rencontrera sur son chemin Renn, un apprenti-enchanteur de pierre, et Orik, guerrier venu d’une lointaine contrée…

Il est sorti le 15 février 2017 aux Editions Bragelonne.

Mon avis:

Arkane est une ville labyrinthique en six niveaux, qui sont dirigés par 7 familles, 7 maisons toutes puissantes. Cet équilibre a été établi par les fondateurs et les déesses du fleuve. Mais ce dernier est mis à mal lorsque le clan du Drac se fait massacrer. Oziel, 19 ans, est la seule survivante de la famille du Drac, ne devant son salut qu’à une promenade dans la cité. Toutefois, Oziel se voit contrainte de fuir dans les Fonds pour trouver son frère Matteo qui a été condamné à l’exil perpétuel. Matteo est le seul capable de lever une armée pour redonner sa place et son honneur à la maison Drac, et rétablir l’équilibre des origines qui vient d’être rompu et qui annonce l’avènement des ténèbres.

Tandis que Oziel cherche à gagner les Fonds, nous suivons d’autres personnages. Le premier est Renn. C’est un apprenti enchanteur de pierre qui à l’aide d’Orik, un valeureux soldat, tentera de rejoindre la ville pour les prévenir d’une menace terrible. Et le second, c’est Noy, de la famille Corridan, qui enquêtera sur ce fameux massacre pour découvrir tout autre chose…

J’ai adoré ! Le style de Pierre Bordage est fluide, addictif et descriptif. L’auteur nous transporte avec aisance dans son monde fascinant rempli de corruption, de manipulation et d’enjeux politiques, avec un soupçon de magie noire. Le rythme est rapide, on nous laisse peu de répit pour reprendre notre souffle. Le tout se déroule dans une ambiance sombre et oppressante, parsemée de meurtres et de trahisons, et qui nous offre son lot de rebondissements.

En ce qui concerne l’univers, il est riche, complexe, passionnant et bien travaillé. J’ai adoré me plonger dans cette cité mystérieuse en découvrant ses us et coutumes, ses légendes et toutes les menaces externes et internes.

Pour ce qui est des diverses intrigues, on les vit via le point de vue de nos trois adolescents. Elles sont passionnantes et menées d’une main de maître. Ce n’est jamais ennuyeux et le fait d’avoir différentes perspectives, cela nous permet de mieux tout cerner.

Du côté des protagonistes, on a un réel plaisir à les suivre chacun dans leur quête, leur destinée. Ils ont tous un rôle important à jouer dans l’avenir d’Arkane. Mais leur chemin sera difficile, moult obstacles se trouveront devant eux, mais ils le feront avec courage, force et détermination.

Pour conclure :

Pierre Boradge n’a rien à envier aux auteurs étrangers. Il nous offre une fantasy sombre et sauvage. L’histoire est excellente et elle vous tient en haleine du début à la fin. C’est hypnotique et immersif. J’ai hâte de connaître la suite, car tout ne fait que commencer.

À ne pas manquer !

À noter que c’est un dytique et que l’objet livre est très beau. La couverture est en hardback et de très belles illustrations se trouvent à l’intérieur de celle-ci. 

La chronique du roman « La Reine Rouge, T1 : Le Prince des fous » de Mark Lawrence

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La Reine Rouge est crainte dans tout l’Empire Brisé. Lâche, tricheur et séducteur invétéré, son petit-fils le prince Jalan ne figure qu’en dixième position dans la ligne de succession. Tandis que la souveraine façonne la destinée de millions de sujets, Jalan, lui, s’adonne à ses plaisirs coupables. Jusqu’au jour où il croise le chemin de Snorri, un colosse armé d’une hache décidé à venger sa famille. Le voilà entraîné vers le Nord glacé, dans un voyage mortel où il découvrira à ses risques et périls le véritable secret de la Reine Rouge.

Il est sorti le 17 mars 2017 aux Editions Milady.

Mon avis:

Le prince Jalan Kendeth, dont le père est le troisième fils de la Reine Rouge, n’est qu’en dixième position dans la ligne de succession. Par conséquent, il ne s’implique pas dans la vie du Royame et n’a qu’un seul souci en tête : son propre bonheur. Il profite de la vie et de tout ce qu’elle peut lui offrir : de l’argent facilement gagné et des femmes. Jalan est loin d’être un héros, il est même tout le contraire. C’est un lâche, un tricheur, un séducteur et il ne s’en cache pas. Sa vie va basculer le jour où il rencontre Snorri ver Snagason, un viking qui lui, a tout du héros fort et loyal. Tout les oppose et pourtant, leurs destinées se retrouveront indissociables l’une de l’autre et ils vont devoir faire front contre un ennemi commun.

Je ne connaissais pas du tout l’écriture de Mark Lawrence et dans l’ensemble, je dois dire que le roman est plutôt fluide. Certes, les cent premières pages sont un peu lourdes (tant à cause de l’histoire assez brouillonne qu’à cause du style) mais une fois que je m’y suis habituée, j’ai passé un moment agréable en compagnie de Jalan le prince débauché et Snorri le viking.

Je dois tout de même avouer que j’ai eu un peu de mal avec le personnage de Jalan. Je ne suis pas contre les anti-héros, à partir du moment où ils évoluent. Pour Jalan, j’ai eu l’impression que peu importe ce qu’il se passe, il reste le même « pourri » jusqu’au bout, et c’est bien dommage. Il a quelques sursauts de bonté, mais cela reste trop peu à mon goût.

En revanche, j’ai adoré Snorri. Son histoire personnelle, son caractère, son courage, tout m’a plu chez lui. Il fait preuve d’une immense patience envers Jalan. D’ailleurs, le duo qu’il forme avec le prince est certes improbable, mais il fonctionne bien !

A la fin de ce premier tome, il reste tout de même pas mal de questions sans réponses, notamment par rapport à ce fameux secret de la Reine Rouge dont on nous parle en quatrième de couverture (on ne sait toujours pas ce que c’est !). L’univers développé par l’auteur est très intéressant (la magie, les différents peuples, la culture viking…) mais le tout est sous exploité à mon goût. Dommage.

En conclusion, j’ai passé un bon moment avec « La Reine Rouge, tome 1 : le Prince des fous », même si je suis loin du coup de coeur. Les tenants et aboutissants de l’histoire restent encore un peu flous à la fin du récit, mais l’intrigue portée par ces deux héros charismatiques est plaisante à suivre. Les dernières pages me donnent envie de découvrir le deuxième tome !

Ecrit par Noémie

La chronique du roman « L’empire des tempêtes, t1 : Hope & Red » de Jon Skovron

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Hope est l’unique survivante du massacre de son village par les Biomanciens, les serviteurs mystiques de l’empereur. Recueillie par un soldat vinchen, elle a suivi un entraînement secret, faisant d’elle une guerrière qui ne vit que pour la vengeance.

Red est un orphelin adopté par une ancienne mercenaire issue de la pègre. Il est devenu un voleur et un escroc au talent inégalé.

Quand un chef de bande sanguinaire passe un marché avec les Biomanciens pour contrôler les bas-fonds de la cité de Laven, les destins de Hope et de Red se croisent. Et leur alliance improbable va les conduire bien plus loin qu’ils l’auraient imaginé…

Il est sorti le 15 mars 2017 aux Editions Bragelonne.

Mon avis:

L’histoire se porte sur deux enfants orphelins à l’âge de huit ans que l’on va suivre jusqu’à l’âge adulte. Hope a été témoin du massacre de son village perpétré par les Biomanciens, des magiciens scientifiques à la solde de l’Empreur. Elle a été recueillie par un monastère de moines guerriers où elle a été formée dans le seul but de se venger et de tuer le Biomancien qui a détruit son village.

Quant à Red, il a été pris sous l’aile de Sadie la teigne, une des plus dangereuse voleuse et mercenaire de la pègre. Il a l’intention de devenir le plus grand voleur de la Cité de Laven. Mais quand il découvre que son quartier est gangrené par la corruption, il décide de tout faire pour l’éradiquer. Ces deux jeunes gens que tout oppose et qui n’auraient jamais dû se rencontrer forment une alliance pour un but commun, Laven la nouvelle n’a qu’à bien se tenir…

Le style de Jon Skovron est prenant, addictif et très cinématographique. Dès les premières pages, on est totalement happé par le récit. Le rythme est rapide, l’auteur nous laisse peu de temps pour respirer entre action, révélations et retournements de situation.

En ce qui concerne l’univers, il est fascinant même s’il reste beaucoup à découvrir. Il est riche, bien exploité, complexe. Il est régi par différentes règles suivant l’endroit où vous vous trouvez. Le système magique est assez simple dans sa forme, mais intrigant et captivant.

Pour ce qui est de la trame, elle est très bien menée. Elle explore la limite entre le bien et le mal, la vengeance et le pardon, l’amitié et l’amour. Le tout dans un monde impitoyable et vicieux où les faibles ne survivent pas. De plus, les luttes intestines et les prémices d’une intrigue politique sont très intéressantes.

Du côté des protagonistes, ils sont intelligents, forts et complexes. On a plaisir à les découvrir et à les voir évoluer. Nos héros vont grandir au fil des pages et, par les épreuves qu’ils vont traverser, se trouver une destinée et de nouvelles responsabilités. J’ai adoré les suivre, l’auteur a su bien les développer, ce qui nous permet de bien les cerner et de tisser un lien avec eux. Ils sont très attachants. Hope et Red se complètent parfaitement, l’un est le feu, l’autre la glace et ça fonctionne à merveille, ils vont beaucoup découvrir au contact de l’un et de l’autre. Quant aux personnages secondaires, ils sont parfaits et intrigants, et ils sont tous enrichis d’une histoire intéressante. Il est difficile de ne pas les aimer, j’avoue avoir eu une petite préférence pour Sadie. Ils ont tous une place importante dans le récit et j’ai adoré la camaraderie entre les caractères et les liens d’amitié qui les unissent.

Pour conclure :

Jon Skovron nous offre une fantasy assez classique, mais excellente. Tout est maîtrisé, c’est un mélange de samouraï, de Gang of New York, de Pirates des Caraïbes avec une pointe de romance. L’auteur m’a totalement séduite et je n’ai qu’une hâte : lire la suite, car l’aventure est loin d’être terminée. Nous ne sommes qu’au début de notre voyage, de cette épopée épique.

C’est un coup de cœur, je le recommande chaudement !

La chronique du roman « Déracinée » de Naomi Novik

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Patiente et intrépide, Agnieszka parvient toujours à glaner dans la forêt les baies les plus recherchées, mais chacun à Dvernik sait qu’il est impossible de rivaliser avec Kasia. Intelligente et pleine de grâce, son amie brille d’un éclat sans pareil. Malheureusement, la perfection peut servir de monnaie d’échange dans cette vallée menacée par la corruption. Car si les villageois demeurent dans la région, c’est uniquement grâce aux pouvoirs du « Dragon ». Jour après jour, ce sorcier protège la vallée des assauts du Bois, lieu sombre où rôdent créatures maléfiques et forces malfaisantes. En échange, tous les dix ans, le magicien choisit une jeune femme de dix-sept ans qui l’accompagne dans sa tour pour le servir. L’heure de la sélection approche et tout le monde s’est préparé au départ de la perle rare. Pourtant, quand le Dragon leur rend visite, rien ne se passe comme prévu…

Il est sorti le 11 janvier 2017 aux Editions Pygmalion.

Mon avis:

Agnieszka vit dans un petit village, Dvernik, où rien ne se passe jamais, excepté qu’il se trouve à l’orée d’un bois maléfique qui capture parfois les habitants.

Pour les protéger, un magicien appelé le Dragon, vit isolé dans une tour où il surveille le Bois et préserve le royaume de ses méfaits. En échange de sa protection, tous les dix ans, le Dragon vient chercher une jeune fille pour le suivre dans sa tour et quelque chose dans leur servitude les change à jamais.

Agnieszka est inquiète pour sa meilleure amie Kasia. Car tout le monde sait que le Dragon choisira cette jolie et brillante jeune femme. Mais contre toute attente, son choix se porte sur Agnieszka qui est souillon, maladroite et qui a un don inégalé pour provoquer des catastrophes. Dès lors, Agnieszka découvrira un monde qu’elle ne soupçonnait pas, elle se découvrira une destinée qui affectera de nombreuses personnes…

Le style de Naomi Novik est très agréable, descriptif, mais pas lourd. De ce fait, on s’immerge facilement dans cette histoire sombre et effrayante, pleine de monstres, de créatures mythiques, de magie, de prince et de corruption. L’univers que l’auteur a créé est absolument fascinant et original. On ressent bien l’influence des contes polonais, notamment la fameuse sorcière Baba Yaga. Il est très riche, très travaillé et détaillé. C’est un vrai plaisir à découvrir et un plaisir de voyager dans cet univers.

En ce qui concerne l’intrigue, elle est passionnante, même si au départ elle commence lentement, le temps de nous présenter les personnages, l’univers et introduire l’intrigue. Mais la progression est constante entre action et révélation. Ainsi, on ne s’ennuie pas. Naomi Novik nous tient captifs de cette lutte politique et de cette bataille séculaire entre le bien et le mal, où les bons ne sont pas forcément les gagnants. Rien n’est simple, c’est bien plus complexe.

Pour ce qui est des protagonistes, ils sont fascinants. Nous en suivons un grand nombre et ils sont tous mémorables. Même si Agnieszka est le personnage central, le récit n’aurait aucune saveur sans les autres. J’ai aimé notre héroïne atypique. C’est un électron libre qui fait fit des convenances, elle se laisse porter par son instinct et embrasse avec passion sa destinée. Elle va mûrir pendant les différentes batailles qu’elle va mener et apprendre que sa capacité à aimer, même ses ennemis, lui portera parfois préjudice. Elle va également arriver à percer la carapace de ce sorcier irritable et solitaire, leurs échanges sont très plaisants.

Pour conclure :

« Déracinée » est un conte ténébreux et enchanteur qui nous rappelle un peu ceux des frères Grimm. Les personnages sont forts, la trame est solide et les combats épiques. J’ai eu un coup de cœur pour ce récit enraciné dans le folklore de l’Europe de l’Est.

À découvrir !

La chronique du roman « Havrefer, Tome 2 : La couronne brisée » de Richard Ford

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Le roi Cael est mort et sa fille Janessa, seule et sans expérience, porte désormais la couronne de fer. Or la menace se profile : menée par le seigneur de guerre Amon Tugha, une horde colossale se rapproche, ne laissant que mort et destruction dans son sillage. Son objectif : Havrefer. Pour survivre, la cité doit d’abord se débarrasser des espions de la horde tapis dans ses entrailles, et protéger sa jeune reine coûte que coûte. Au palais de Guideciel, Kaira, l’intrépide guerrière et Merrick, le mercenaire rebelle sont chargés de cette dangereuse mission, tandis que dans les bas-fonds de la ville la jeune Loque, armée de sa seule intelligence, doit affronter la Guilde à la solde de l’ennemi. Chacun d’eux dessine à sa manière la carte de l’avenir de Havrefer. Mais le coût de la victoire ne serait-il pas plus terrible encore qu’une défaite ?

Il est sorti le 18 novembre 2016 aux Editions Milady.

Mon avis:

J’ai lu ce roman il y a un bon moment déjà (au mois de Janvier !), et j’ai perdu mes notes. Voilà pourquoi j’ai mis autant de temps à écrire cet avis. A chaque fois que je me posais pour écrire, je me retrouvais désemparée d’avoir perdu toutes mes idées et toutes mes notes résumées sur l’ouvrage. Je vais tout de même tenter de vous transmettre tout mon enthousiasme pour cette saga !

« La couronne brisée » nous propose à la fois une histoire sombre et pleine d’espoir. Sombre, car la situation n’est pas des plus reluisante pour Havrefer. Pleine d’espoir, car malgré ce que subissent les personnages, ils se relèvent toujours. J’ai beaucoup aimé cette contradiction dans le roman.

L’intrigue générale (le fil rouge) est prenante et les petites intrigues de chaque protagonistes venant se greffer là dedans ne font qu’étoffer le récit. En somme, l’histoire se complexifie, s’enrichit et se bonifie. Par conséquent, on n’a pas le temps de s’ennuyer et chaque fin de chapitre nous donne envie d’en savoir plus.

La profusion de personnages ne m’a pas dérangée, car comme dans le premier tome, c’est parfaitement maîtrisé. De plus, ce second tome permet de resserrer les liens entre nos héros et de relier les intrigues entre elles. J’ai mes préférés bien sûr (Janessa, Kaira ou encore Nobul) mais tous les protagonistes sont intéressants à suivre. Ils forment une fresque romanesque riche et variée. De plus, étant donné qu’ils sont tous de milieux différents, ils apportent tous une vision différente de la guerre qui se prépare et prend de l’ampleur à Havrefer.

Pour conclure, « La couronne brisée » est un second tome à la hauteur de son prédécesseur, et je dirais même que je le trouve meilleur. J’ai beaucoup aimé retrouver l’ensemble des personnages de la saga et l’intrigue n’a fait que me captiver de plus en plus au fil des pages. J’ai hâte de pouvoir lire le troisième et dernier tome (j’attends sa sortie au format poche).

Ecrit par Noémie

La chronique du roman « Les chroniques de Nicci, t1 : La maitresse de la mort » de Terry Goodkind

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Nommé ambassadeur itinérant par Richard, Nathan Rahl, son lointain ancêtre, entend porter haut les couleurs de D’Hara. Le connaissant bien – et depuis près de deux siècles –, Nicci craint surtout que le flamboyant sorcier n’aille à la rencontre de bien des ennuis. Consciente de ne plus avoir vraiment sa place auprès du Sourcier, elle décide d’accompagner le vieil homme.

Nathan commence fort : une visite à Rouge, la voyante, qui s’empresse de le charger d’une mystérieuse mission aux confins de l’Ancien Monde.

L’aventure recommence, mélange d’exaltation héroïque et de griserie du danger. Face à l’ampleur du défi à relever, fallait-il s’étonner que la Maîtresse de la Mort décide de reprendre du service ?

Il est sorti le 18  janvier 2017 aux Editions Bragelonne.

Mon avis:

Nous suivons Nicci qui était autrefois connue comme la maîtresse de la mort. C’est une magicienne puissante qui a vécu une vie difficile. Ce qui a fait d’elle quelqu’un d’assez froid et pragmatique qui ne s’encombre pas de sentiment. Nicci accompagne Nathan, un sorcier et ex-prophète, qui veut rendre visite à Rouge, une voyante. Dans cette chaumière, ils vont découvrir leur destinée. Nathan devra trouver la terre Kal Adair au cœur de l’Ancien monde qui restaurera ses pouvoirs et Nicci devra sauver le monde. Tout en répandant le triomphe de Richard et le fait que la guerre et l’esclavage sont terminés. Au fil de leur quête, ils devront faire face à des situations dangereuses et sauvages. Ils se heurteront à différents adversaires (monstres des mers, des créatures des sables ou de la nature). Et ils devront mener diverses batailles et sauver de nombreux villages.

Le tout amènera son lot d’action et de rebondissements. Le récit est écrit avec une plume descriptive, prenante et plaisante. Le rythme est rapide et l’on ne s’ennuie pas une seule fois. J’ai été happée du début à la fin.

En ce qui concerne l’univers, il est riche et passionnant avec une mythologie intéressante. Pour ce qui est de l’intrigue, elle est bien construite, addictive, même s’il n’y a rien de vraiment original.

On demeure dans une quête de fantasy traditionnelle sans réel conflit général ou bouleversement politique. Du côté des protagonistes, je les ai adorés ! Ils sont bien fouillés et ils évoluent au fil des pages. Nicci est le personnage qui grandira le plus au niveau émotionnel.

Le duo que forme Nicci et Nathan fonctionne vraiment bien, ils se complétent à merveille. Ils vont être rejoints par un jeune homme, Bannon, un garçon sérieux et déterminé bien que naïf. Ils sont tous très attachants.

Pour conclure :

« La maîtresse de la mort » est un excellent premier tome. On visite de nombreuses terres, on croise plusieurs personnages et l’on mène des batailles fantastiques. Bref, j’ai adoré de la première à la dernière page et j’ai hâte de lire la suite de cette saga très prometteuse. C’est un coup de cœur.

À noter que je n’ai pas lu la saga « L’épée de vérité », mais que cela ne m’a aucunement gênée pendant ma lecture. Cela peut se lire indépendamment.

La chronique du roman « La main de l’empereur T01 » de Olivier Gay

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Rekk n’a pas eu une enfance facile, et sa vie ne le sera pas non plus. Gladiateur puis soldat dans l’armée impériale, il se fait repérer par l’Empereur dans le bourbier des jungles Koushites. Il deviendra son instrument pour soumettre les barbares, puis son bras armé pour toutes les basses œuvres. Un homme haï, craint, dont la renommée ne cesse de grandir. Mais que se passe-t-il lorsque notre propre légende nous échappe ? Car si Rekk a toujours eu un vrai talent pour survivre, ses proches ne peuvent en dire autant…

Il est sorti le 16 novembre 2016 aux Editions Bragelonne.

Mon avis:

Rekk est le fils bâtard d’une femme noble mariée et d’un gladiateur renommé. Il est élevé par sa mère d’adoption, Krylla, et entraîné par Shar-Tan. Au fil des années, Rekk deviendra un véritable champion, une légende parmi les gladiateurs. Mais à vingt-deux ans, il est renvoyé par le maître de la caserne : avec ses victoires à chaque combat, Rekk n’est plus rentable. Notre héros se retrouvera envoyé par l’Empereur lui-même sur les terres koushites pour combattre l’ennemi. Assoiffé de vengeance, Rekk va pourtant découvrir beaucoup de choses tout au long de cette aventure.

J’ai tout simplement ADORé ce roman ! Olivier Gay a imaginé un univers impitoyable, passionnant et intéressant. De plus, le rythme est très prenant, l’histoire m’a complètement captivée. La trame générale du récit est pleine d’action, de révélations et de rebondissements. Des complots, des trahisons, des batailles, de la bravoure… bref, on n’a pas le temps de respirer, ou presque. En outre, les personnages rencontrés apportent tous leur pierre à l’édifice, ils sont tous différents et intrigants. Pour couronner le tout, le héros est charismatique à souhait, un gros coup de coeur !

Le fait que l’on suive Rekk depuis l’enfance m’a énormément plu. Cela l’a rendu encore plus attachant à mes yeux. Rekk n’est pas parfait, mais il suit son coeur et quelque part, j’ai adoré sa part d’ombre. Manipulé, malchanceux, malheureux au fond de lui, on ne peut que comprendre ses accès de violence et sa soif de vengeance. Pourtant, il y a du bon en lui, et il nous le prouve à plusieurs reprises. Plusieurs scènes m’ont émue, celles où Rekk laisse entrevoir son humanité, sa loyauté, sa bonté. Il a un petit côté naïf touchant, qui l’excuse presque pour toutes les horreurs qu’il a pu commettre « par nécessité ». Bref, Rekk est un personnage principal complexe, torturé mais ô combien magnifique !

Je découvre la plume d’Olivier Gay avec ce roman, et je suis sous le charme. Il a un style percutant, il est capable de nous offrir des moments d’émotions, des scènes cruelles, comme des situations très drôles. Oui, j’ai plusieurs fois éclaté de rire malgré le tragique de la situation !

Pour conclure, j’ai adoré « La main de l’Empereur », l’auteur m’a complètement conquise, c’est un véritable coup de coeur ! J’ai hâte de lire la suite, ainsi que « Les épées de glace » à paraître chez Milady en mai 2017 (avec une histoire qui se déroule dans le même univers). Je recommande
« La main de l’Empereur » à tous les amateurs de fantasy-historique.

Ecrit par Noémie

La chronique du roman « Les Temps Assassins, Tome I : Rouge Vertical »de Pierre Léauté

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La mort vous libère de tout.

Sauf de vos démons intérieurs.

Après une vie de trahisons, d’aventures et de défis, les flammes de l’enfer lui sont interdites.

Condamnée à errer sur Terre, Charlotte Backson va réapprendre son humanité et laisser derrière elle sa dernière incarnation, Milady de Winter.

Il est sorti le 14 septembre 2016 aux éditions le peule de mü.

Mon avis:

Nous suivons Charlotte Backson, née au début du siècle de Charles Ier. C’est une femme retorse et manipulatrice qui veut la richesse et le pouvoir. Elle est prête à tout pour arriver à ses fins, elle n’hésite pas à tuer. Mais l’une de ces cibles ne sera pas dupe de ses agissements et elle sera tuée.

La mort lui refuse son dernier repos, elle est condamnée à errer sur terre en traversant les siècles… Elle est immortelle et va s’en servir pour concrétiser ses rêves. A travers ses nombreuses vies, elle changera petit à petit et deviendra plus humaine et moins égoïste. Mais elle découvrira aussi qu’elle a une destinée hors du commun et va donner un but à son existence…

Le style de Pierre Léauté est très agréable et entraînant, on se laisse facilement happer par l’histoire de Charlotte Backson, un personnage unique dont on a du mal à s’attacher au vu de ses agissements. Mais ne vous inquiétez pas, cela change au fil de notre lecture. Le rythme est relativement rapide, même si j’ai trouvé certains passages un peu longs, notamment la grosse partie sur la Révolution française. Après, je ne suis pas une grande fan de cette époque, de ce fait, j’ai eu l’impression de lire un cours d’histoire, même si l’auteur s’approprie cette période de notre nation pour la mélanger à la fiction.

Pour ce qui est de l’intrigue, elle est très dense et complexe, tout comme l’univers créé par Pierre Léauté. Il y a des complots, des trahisons, de la haine et de la vengeance. Il y a très peu de place pour l’amour et l’amitié dans ce tome. Tout le monde utilise tout le monde, on a du mal à savoir qui sont réellement les mauvais ou les bons.

Par contre, pour moi, il me manque des réponses en ce qui concerne l’univers que Pierre Léauté a imaginé. Notamment sur les Éternels et les deux castes qui se font la guerre. Je n’ai pas tous les tenants et aboutissants, cela demeure un peu confus. J’espère que dans le prochain opus cela sera plus travaillé, car autant la partie sur l’histoire de la France est maîtrisée, autant du côté fantastique cela l’est un peu moins. Néanmoins, le récit n’en reste pas moins très intrigant.

Quant aux protagonistes, on se concentre surtout sur la vie de Charlotte Backson et son évolution. Elle va rencontrer une multitude de personnages, peut-être un peu trop, d’ailleurs. J’en ai oublié beaucoup après avoir refermé le livre. Non pas qu’ils n’étaient pas intéressants à l’instant T, mais ils ne font que traverser la vie de Charlotte.

Pour conclure :

« Les temps assassins, t1 : Rouge vertical » est un roman uchronique et fantastique attrayant, mais en dent de scie. J’ai été happée par des passages et pour d’autres, je me suis ennuyée. Toutefois, la trame de fond m’a donné envie de découvrir la suite. J’espère que le récit sera un peu plus léger et un peu moins porté sur notre histoire.

Le petit plus, l’objet livre est absolument magnifique et il y a quelques gravures dans le livre qui sont très jolies et qui offrent un supplément d’âme au roman.  

 

La chronique du roman « Aeternia: Tome 1 : La Marche du Prophète » de Gabriel Katz

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Leth Marek se retire invaincu des arènes de Morgoth après des années de combats, de triomphes et de gloire. Le gladiateur a décidé d’emmener ses fils à Kyrenia – cité du savoir et de la culture – pour leur offrir l’éducation à laquelle il n’a pas eu droit. Mais sa route croise celle d’un culte itinérant et de son Prophète.
Les nomades prêchent leur religion au détriment de la Grande Déesse adorée par les Kyréniens. Leur foi est profonde, leur progression, inexorable. Dans la cité mère, où les puissants du Temple s’entredévorent, une guerre ouverte va éclater. Les fanatismes et les ambitions vont s’aiguiser. Et la hache de Leth va de nouveau tremper dans le sang…

Il est sorti le 8 septembre 2016 aux Editions Pocket.

Mon avis:

Gabriel Katz est un auteur qui ne m’est pas totalement inconnu puisque j’avais déjà pu lire un de ses romans lors de l’opération Coup de cœur pour auteurs peu médiatisés (qui n’existe désormais plus). Je suis entrée dans son univers avec le premier tome de sa série Le puits des mémoires qui fut un immense coup de cœur. C’est donc les yeux fermé que j’ai commencé sa nouvelle série.

 *

 Aeternia est un roman qui place la religion au centre de l’intrigue.  Deux religions s’affrontent : le tout nouveau culte d’Ochin et celui, déjà bien établi, de la Déesse. En ce sens, l’auteur s’ancre, prend son inspiration dans l’histoire de l’Humanité mais également dans l’actualité. Ce qui est intéressant avec les univers de Gabriel Katz, c’est qu’ils sont loin d’être aussi gentillets que l’on peut croire. C’est plus particulièrement le cas dans ce premier tome. En effet, l’ambiance est sombre, pleine de violence. Il est énormément question de vengeance, de complots pour enfin avoir le plus haut poste dans le Temple, de meurtres… Il n’y a pas de magie mais nous pouvons sentir qu’il y a un certain mysticisme qui se dégage. Peut-être que cela viendra par la suite ? En tout cas, cette atmosphère est très bien décrite et c’est un véritable régal à lire.

 Concernant l’histoire en elle-même, il n’y a rien à redire. C’est prenant, rempli de suspense. Je ne me suis pas ennuyée une seule seconde pendant ma lecture. L’auteur sait clairement comment tenir son lecteur en haleine du début à la fin. Le fait de partager le déroulement de l’intrigue entre Leth Marek, le champion d’arènes qui protège le culte d’Ochin et le prêtre Varian qui nous offre une plongée dans les entrailles du grand Temple de la Déesse de la capitale est intéressant et nous permet d’avoir le point de vue des deux ennemis, savoir ce qu’il se passe en parallèle. Cela donne du rythme à l’histoire, tout en évitant d’ennuyer le lecteur.

 L’auteur a également réussi un tour de force avec la fin et dans les toutes dernières pages. Il y a un sacré retournement de situations qui m’a laissé sans voix. En effet, je croyais parfaitement savoir comment La marche du Prophète allait se terminer. Ça aurait été plutôt logique mais Gabriel Katz a décidé de jouer avec son lecteur en proposant un cliffhanger « de malade ». En faisant cela, il donne juste envie de se précipiter sur la suite dès sa sortie car un grand nombre de questions se posent. Cela donne également au roman l’impression que tout est maîtrisé du début à la fin.

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 Enfin, La marche du Prophète nous présente un certain nombre de personnages, facilement identifiable et différents les uns des autres. Le lecteur apprend à les connaître au fur et à mesure, à s’attacher à eux. Leth Marek, malgré son caractère bourru, sa soif de vengeance a quelque chose d’attendrissant. On comprend facilement l’opportunisme de Varian, qui est un personnage si facile à cerner. Beaucoup cachent étonnamment bien leur jeu. Certains le révèlent dès le début, d’autres à la toute fin pour nous livrer un final plutôt explosif.

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 Ce premier tome fut à la hauteur de mes espérances. C’est prenant, très bien écrit. J’ai essayé de deviner de quelle époque historique l’auteur a bien pu s’inspirer par moment. Par certains aspects, il me semblait y voir une inspiration de l’Antiquité et, par d’autres, l’ambiance semble plus médiévale. C’est un mélange plutôt réussi et un coup de cœur énorme. 

La chronique du roman « La reine du Tearling, livre 1 » de Erika Johansen

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Après la mort de sa mère la Reine Elyssa, Kelsea Raleigh a grandi en exil, loin des intrigues du Donjon royal où son oncle diabolique a pris le pouvoir. Le jour de ses dix-neuf ans, une garde dévouée l’escorte de son repaire à la capitale, où elle devra reconquérir la place qui lui revient de droit et devenir Reine du Tearling.
Kelsea ne s’est jamais sentie aussi peu capable de gouverner. Pourtant, les atrocités qu’elle découvre vont la pousser à commettre un acte d’une incroyable audace, qui jette tout le pays dans la tourmente et déchaîne la vengeance de la Reine rouge.
La quête de Kelsea pour sauver son royaume et aller vers son destin ne fait que commencer. Long périple semé d’embûches, empli de bruit et de fureur, de trahisons et de combats farouches. Une épreuve du feu, qui forgera sa légende… ou la détruira.

Il est sorti le 2 novembre 2016 aux Editions J.C Lattès.

Mon avis:

Nous faisons la connaissance de Kelsea Raleigh Glynn, princesse héritière du Tearling. Elle a été élevée loin de tout pendant dix-neuf ans. À la mort de sa mère, des gardes son venus la chercher pour l’escorter à son Royaume et pour qu’elle monte sur le trône.

Dès lors, Kelsea découvrira un royaume brisé et corrompu, ainsi que la perfidie du Régent, son oncle, et la Reine rouge, une reine sanguinaire qui veut la voir morte. Sa vie deviendra une existence pleine de dangers et de complots. Son chemin sera dur et semé d’embûches, mais Kelsea sera aussi le seul espoir d’une nation souffrante. Tant de choses dépendront d’elle. Sera-t-elle capable de faire les bons choix tout en ayant conscience des conséquences ? Sera-telle à la hauteur des attentes de son peuple ?

J’ai adoré !

La plume de Erika Johansen est très agréable et immersive. On est happé par l’histoire et par l’univers très intrigant que l’auteur a créé. On sait que l’on se trouve dans un futur où notre civilisation a été mise à mal et qu’ils ont adopté un mode de vie plus médiéval. C’est très intéressant, mais j’avoue que je suis un peu restée sur ma faim. J’espère que dans le prochain opus, nous en découvrirons plus sur la construction du monde, ce qu’il c’est passé et comment la magie est apparue. En somme, il reste de nombreuses questions sans réponses.

Pour ce qui est de l’intrigue, elle est riche et complexe. Il y a de l’action, du suspense et quelques retournements de situation, même si le texte est assez introspectif. De ce fait, le rythme peut paraître assez lent, mais je ne me suis pas ennuyé une seule seconde. C’est très addictif.

En ce qui concerne les protagonistes, on se concentre surtout sur Kelsea, sur sa prise de pouvoir et ses responsabilités. C’est une héroïne forte et audacieuse, au tempérament rebelle. Mais elle sera prête à se sacrifier pour son peuple et corriger les torts commis par sa mère. Kelsea est très attachante et elle évoluera beaucoup dans ce tome. J’ai vraiment accroché à ce personnage très humain.

Kelsea est entourée d’une galerie de personnages secondaires très riches, ils sont parfaits et intrigants, les bons comme les mauvais. Ils apportent un vrai plus au récit et ils marquent les esprits.

Pour conclure :

« La reine du Tearling » est une fantasy dystopique passionnante avec un grand potentiel. C’est un tome introductif, il nous reste beaucoup de choses à découvrir. C’est un excellent départ pour cette nouvelle saga, j’ai hâte de lire la suite qui paraîtra au milieu de l’année 2017.

À découvrir !